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Un peu d'histoire
Le pays est d’abord peuplé de
Berbères, tribus nomades, mais les Arabes au VII siècle, venus de
l’est, franchissent l’isthme de Suez et après la fondation de Kairouan iront
jusqu’à l’Atlantique. Ce sera l’islamisation du Maghreb.
Au VIII siècle les vexations
des gouvernements arabes provoquent une révolte des Berbères. Dès lors le
Maghreb échappe à l’autorité de Bagdad et se fractionne en de nombreux royaumes
indépendants, dont celui de Fès fondé par le chérif Idriss 1er.
Au XI siècle une tribu berbère
venue du Sahara occidental jette ses guerriers sur le Maroc. Ils apportent avec
eux une nouvelle foi musulmane. Ce sont les Almoravides. Ils créent la
capitale Marrakech.
Au XII siècle ce sera une
réforme religieuse qui marquera le soulèvement des Berbères du Haut Atlas. La
prédication d’Ibn Toumert et l’action militaire d’Abd El-Moumen aboutiront à la
formation de la dynastie des Almohades. Elle règnera pendant trente ans
sur tous le pays et de la Castille à Tripoli. La civilisation citadine imprégnée
d’influences andalouses, s’épanouit. Constructeurs acharnés, ils laissent de
nombreux témoignages qui sont de véritables joyaux de l’art andalous. En 1212,
ils sont chassés d’Espagne et leur empire Africain mal géré, miné de l’intérieur
passera sous le contrôle de nouveaux venus les Beni Mérin.
Ce sont les Mérénides
(1269-1465) qui installent leur dynastie à Fès. Les XIII et XIV siècles
constitueront une période de prestige dont les arts et les lettres ont largement
profité. L’art au Maroc a atteint un degré de raffinement dont témoigne la
nécropole de Chellah, à l’entrée de Rabat et les médersas dont ils ont paré les
villes
Au XVI siècle, les chorfa
saâdiens – descendant de Mohammed le prophète – mènent guerre sainte, en mettant
à profit l’exaspération du sentiment religieux et un début de conscience
nationale faisant suite aux ingérences étrangères. C’est le règne Saâdien
(1554-1659).
Puis viennent les Alaouites
(à partir de 1659) qui règnent encore aujourd’hui. Cette dynastie fut assise
successivement par Moulay Ali Chérif, Moulay Rachid et Moulay Ismaïl
Moulay Hassan conduisit le
pays avec sagesse (1873-1894) mais le pays paralysé par le retard économique ,
subît l’ingérence de l’Angleterre, de l’Espagne et de la France dans le commerce
et la direction du pays qui perdit peu à peu sa souveraineté.
A l’issue de la 2ème
guerre mondiale, Mohammed V, après avoir réclamé au gouvernement français
l’abolition du protectorat connu l’exil avant de retrouver son trône. Le 2 mars
1956 l’indépendance du Maroc est signée. En 34 ans de règne il participe à
l’éveil de son pays à la souveraineté nationale. Il élabore une constitution,
qui plusieurs fois modifiée sera ratifiée par son fils Hassan II en mars
1972. Le Maroc lui doit la modernisation de son économie et de sa vie politique.
A sa mort, son fils le prince héritier Sidi Mohammed, a été intronisé roi du
Maroc sous le nom de règne de Mohammed VI.
Annonçons d’emblée la couleur :
Le MAROC est un condensé de paysages à faire rêver!
Accueil, nature et culture se
sont donnés rendez-vous dans ce petit bout d’Afrique, à deux pas de chez nous.
Jugez plutôt : la montagne est
un réceptacle de vie et de beauté avec l’Atlas et le mont Toubkal qui culmine à
4165m - ; le Rif au nord et au sud le Sirwa, et le Saghho qui forment les
massifs de l’anti-Atlas, en vigie sur le Sahara. Sans oublier le littoral
Méditerranée et Atlantique. Tout ceci représente plusieurs milliers de
kilomètres aux multiples paysages
Dans le sud, les sables sur
fond de neige, les oueds du Drâa et du Dades et leurs palmeraies, nous offrent
de somptueux paysages avec de magnifiques casbahs à l’ architecture en pisée qui
a traverser les siècles..
Plus méridional, le sud
marocain , n’est plus qu’immensités désertiques, formés de hamadas, plateaux
secs, nus, rocailleux, balayés par les vents ; ce sont les « regs » ou bien
champs de dunes,les « ergs ».
Les oasis sont plus rares mais
la haute vallée du Drâa, d’Agdz à Zagora et Mhamid, et la vallée du Ziz, d’Errachidia
au Talilalt maintiennent encore de belles palmeraies grâce à de grands travaux
d’irrigation.
Oublions ce que nous ne
pourrons voir et disons tout simplement que l’atout majeur du Maroc est de
réunir sur un territoire de 710 850 km² tous les espaces, toutes les ambiances,
toutes les qualités géographiques, esthétiques et humaines
POPULATION - VIE ECONOMIQUE
Aujourd’hui, le Maroc compte
plus de 30 millions d’habitants dont près de la moitié a moins de 20 ans.
L’essentiel de la population se divise aujourd’hui entre Arabes et Berbères (Imazighen
est le nom original des Berbères), ces derniers vivant majoritairement dans les
régions de montagne et proches du désert.
Si la capitale administrative
est Rabat, et la capitale économique Casablanca, la véritable capitale
historique et touristique reste Marrakech. Autres villes importantes : Fès et
Meknès, les impériales, Agadir capitale du sud, Ouarzazate aux portes du Sahara,
Essaouira (ex Mogador) en vigie sur l’Atlantique, et Tanger.
Industrie :Le Maroc est
classé 2ème producteur mondial de phosphates, 12ème pour
l’argent et 8ème pour le plomb.
Agriculture : le pays
produit du blé, de l’orge, des agrumes, des dattes, des olives.
Elevage :Le cheptel comporte environ 16
millions d’ovins, 5 millions de caprins et 2,4 millions de bovins,
Pêche :Les pêches côtière et hauturière
prennent un essor de plus en plus important avec une production annuelle en 1995
de 846 000 tonnes toutes espèces confondues.
Le tourisme et l’artisanat : Ils jouent un rôle de plus en plus important dans l’économie du pays.
RELIGION
99% de la population marocaine
est musulmane. Les rites et fêtes de l’Islam sont scrupuleusement observés dans
le pays. Pendant le Ramadan, le jeune dure de l’aurore à l’apparition de la
première étoile.
La prière se dit cinq fois par
jour, à l’appel du muezzin ; ce crieur attaché à une mosquée invite les fidèles
à la prière du haut du minaret.
LANGUES
Officielle : l’arabe. La langue du Coran a été
importée par les conquérants islamiques. Maintenant, on distingue l’arabe
classique, langue de l’éducation, de l’arabe dialectal, langage parlé qui varie
selon les régions et les classes sociales.
Le Berbère : parlé par 50 à 60% de la
population, pratiqué par les marocains originaires des régions du sud. C’est la
plus ancienne langue connue d’Afrique du nord.
Le Français : s’emploie surtout dans les villes
; enseignement pratique dès l’école primaire.
L’Espagnol : parlé dans le nord du pays et le
Sahara occidental.
CLIMAT
Très différent d’une région à
l’autre, méditerranéen au nord (chaud en été, doux en hiver), atlantique à
l’ouest (tempéré toute l’année), saharien au sud (froid et humide en hiver, très
chaud l’été). L’été est tempéré sur les côtes et en montagne, mais c’est aussi
la saison des vents chauds et brûlants venus du sud ouest, le sirocco et le
chergui. On a raison de dire que le Maroc est un pays froid où le soleil est
chaud. Les écarts de température dans la même journée sont parfois
considérables. Un vêtement chaud en hiver est indispensable; il sera utile en
altitude, ainsi que pour les soirées dans les villes étapes.
A Marrakech, altitude 466 m, il
fait maxi 23°/mini 9° en mars, 40°/25° en août et 23°/10° en novembre.
A Erfoud , 500 km au sud et
environ à la même altitude, il fait maxi 26°/10° en mars, 50°/30° en août et
26°/11° en novembre.
Dans les forêts profondes du Moyen Atlas, subsiste encore la
très rare panthère , des singes magots, sangliers et moutons. Si le lion de
l’Atlas a disparu, le lynx caracal et le chacal doré habitent toujours les
steppes et les forêts claires. La haute montagne est encore le refuge du rare
mouflon à manchettes. On peut également trouver le cerf de Berbérie, la gazelle
de Cuvier en montagne et la gazelle Dorcas en zone aride, le lièvre, le
porc-épic, l’écureuil et plusieurs espèces de tortues. Cependant, les oiseaux
restent les plus visibles, surtout au moment des migrations (cigognes blanches).
La marche à pieds permet de traverser plusieurs étages de
végétation. Au-delà de 900m apparaît une forêt de thuyas, souvent associée au
cade et au genévrier de Phénicie. Plus haut, on observe une forêt de chênes
verts. Dans le moyen Atlas, les magnifiques cèdres de l’Atlas sont parfois
plusieurs fois centenaires. Dans les vallées intérieures apparaissent le pin
d’Alep, le genévrier, le frêne dimorphe et divers buissons à l’aspect de
« genêts ». En zone atlantique et semi-aride, on trouve l’arganier, dont on tire
une huile excellente. |